Revue de presse 1998

Lundis musicaux de Camaret: « Opus 29 » a enthousiasmé le public. Une découverte lundi soir à l’église Saint-Rémy de Camaret : l’ensemble «Opus 29» nouvellement créé puisqu’il n’a pas un an… Composé de Jean-Philippe Brun, au violon, Cyril Quémeras, 2nd violon, Cécile Nocq à l’alto et Ruth Ehkirch au violoncelle. Jean-François Delcamp avait été invité par le quatuor pour interpréter un quintette avec guitare. Tous sont de la région Bretagne et enseignent à Brest ou Quimper. Nous nous sommes trouvés en présence d’artistes qui, visiblement étaient heureux de partager avec le public cette soirée. C’est avec beaucoup de contraste qu’ils ont «joué». Un véritable jeu de cordes où les instruments se glissent les uns entre les autres, s’effacent, s’imposent, se répondent, entretiennent conversation. Que ce soit dans le quatuor Opus 74 n°3 (Le Cavalier} de Haydn ou le quatuor Opus 96 no 12 (Américain) de Dvorak interprété avec brio, où les artistes ont dévoilé leurs qualités : contrastes, nuances, virtuosité, pétillance, un grand professionnalisme, mais surtout l’an de faire de la vraie musique, vivante ! Une découverte pour certains, de Mario Castenuovo-Tédesco, compositeur italien né en 1895, qui ne bénéficie pas (encore) d’une célébrité à sa juste valeur. L’ensemble «Opus 29» a su faire apprécier les dissonances (qui ne sont que des consonances modernes) de la composition. L’association de la guitare à la fête des cordes a fait ce ce quintette une pièce très intéressante. Mais le public a franchement aimé le mouvement lent que les artistes ont offert en «bis» encore plus raffiné, plus beau que la première fois, apaisant dans la nuit tombée. Une très belle soirée qui aurait pu être prolongée encore… par leur enthousiasme, leur complicité et le plaisir de jouer ensemble, les artistes ont fait entrer véritablement ce public privilégié dans la musique. (Le Télégramme 24/07/98)

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Belle prestation du Quatuor Opus 29 – Le public a découvert lundi soir à l’église Saint-Rémy l’ensemble Opus 29 créé il y a à peine un an. Des artistes heureux de partager leur musique. C’est avec beaucoup de contraste et de virtuosité que les musiciens ont interprété les quatuors Opus 74 (Le Cavalier) de Haydn, le quatuor Opus 96 (Américain) de Dvoràk. L’occasion de découvrir pour certains Mario CastelNuovo Tedesco, compositeur italien né en 1895. L’ensemble Opus 29 a su nous faire apprécier les dissonnances de la composition. L’association de la guitare aux cordes a fait de ce quintette une pièce très intéressante. Le second mouvement que les artistes ont offert en bis a été particulièrement apprécié. Les musiciens ont proposé une très belle soirée, marquée par l’enthousiasme et la complicité. (Ouest-France 24/07/98)

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Quatuor Opus 29 à Vannes : partager la passion de la musique. Une centaine de personnes se sont progressivement massées dans la chapelle des Carmes jeudi soir. Stagiaires de l’école de musique ou public vannetais, tous étaient venus écouter le Quatuor Opus 29. ils sont quatre musiciens. Leur particularité, tous sont Finistériens et jouent d’un instrument à cordes. Le violon pour Jean-Philippe Brun et Cyril Quémeras, l’alto pour Cécile Maudire et le violoncelle pour Ruth Ehkirch. La même passion les anime et une amitié très forte les lie. Ils ont décidé en septembre de former un quatuor. Us se produisaient jeudi soir pour la troisième fois. Trois œuvres figuraient au programme de ce concert; elles aussi ont des points communs, comme se plait à le souligner Jean-Philippe Brun: « Elles ont toutes été composées dans un laps de temps très court, et par des compositeurs en exil ». Et il est certainement un dernier point commun entre ces oeuvres que le public n’a pas manqué de souligner par des applaudissements nourris: l’interprétation remarquable qu’en a offert le Quatuor Opus 29, accompagné du guitariste Jean-François Delcamp pour l’un des morceaux. Ouvert à tous, ce concert s’est tenu dans le cadre du stage «Jeunes musiciens en ville». Une occasion pour les stagiaires d’apprécier les qualités de deux musiciens du quatuor qui sont également leurs professeurs durant le stage. (Le Télégramme, 18/07/1998)

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Musique contemporaine au Vauban : un spectacle contrasté. Vendredi soir, au Vauban, le Quatuor Opus 29 donnait un concert de musique contemporaine, réunissant un bon nombre d’amateurs. Ce concert, organisé par l’Adéma (association pour le développement des musiques d’aujourd’hui), proposait des œuvres de compositeurs modernes comme Anton Dvoràk, Dtmitri Chostakovitch et Mario Castelnuovo-Tedesco.

Un nouveau quatuor. L’Adéma décidément se fait l’ardent défenseur de tout ce qui touche le répertoire contemporain, tant les oeuvres que (es interprètes, jeunes talents ou musiciens confirmés. Ainsi, le Quatuor Opus 29, nouvellement arrivé sur la place brestoise, est une formation de musique de chambre, née récemment, et composée de musiciens brestois parmi lesquels Jean-Philippe Brun, Cyril Quémeras (violons), Cécile Nocq (alto) et Emmanuel Boulanger (violoncelle). Cette formation a pour ambition de donner une sonorité différente aux œuvres qu’elle aborde. L’on retiendra surtout de cette soirée la profonde modernité des œuvres interprétées et l’impression parfois déstabilisante suscitée par des morceaux au paroxysme de cette modernité, tels ceux de Chostakovitch.

Cosmopolitisme moderne. En première partie de soirée, la Tchécoslovaquie était à l’honneur avec le brillant compositeur Anton Dvoràk, qui manifeste souvent dans ses œuvres un lyrisme fougueux. Les artistes d’Opus 29 ont ici exécuté, avec une grande maîtrise, le Quatuor Américain. Celui-ci s’inspire des mélodies tcheques et du folklore américain, avec notamment un chant d’oiseau, la fauvette, dans le Scherzo. L’ensemble est très gai, les sonorités pétillantes, le mouvement rapide et entraînant. Un instant de bonheur agréable à l’oreille. La Russie formait la seconde partie du programme avec Dimitri Chostakovitch, auteur d’œuvres d’inspiration nationale. Le quatuor interprété, laissant une grande part au violoncelle, entrecoupé des sanglots des deux violons, semblait d’une tristesse sinistre. La déstructuration du rythme soulignait parfaitement la contemporanéité extrême de Chostakovitch.

Pour les amateurs. Le spectacle contrasté et cosmopolite mettait à l’honneur, après une première partie consacrée aux compositeurs nordiques, la chaleur des accents du sud. Invité par le quatuor Opus 29, le guitariste Jean-François Delcamp a, selon son habitude, interprété brillamment une oeuvre d’un compositeur italien, Mario Castelnuovo-Tedesco, La grande originalité de ce choix résidait dans le cotoiement inhabituel de la guitare classique avec le quatuor à cordes. Une soirée de haute qualité donc, réservée sans doute aux amateurs de modernité. Prochain concert Adéma: Halloween à la faculté Victor-Segalen, le 12 mars, et bientôt l’intégrale de John Cage, pour piano. (Le Télégramme, 02/03/1998)

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